27.5.16

mai 2016 Dodécanèse

Retour à Léros


Nous survolons la GRECE, le Péloponèse se détache du continent, nous ne sommes pas loin d'Athènes, le soleil est de retour après le ciel lourd et orageux de Barcelone. Encore une étape et nous serons sur notre résidence flottante qui doit piaffer à l'idée de retrouver de l'eau sous sa quille.


Ça y est nous avons retrouvé ALAYAT TOO, quelques petits travaux, une bonne toilette que Joce est en train de peaufiner la coque du haut de son échafaudage, et oui, c'est haut !


L'heure tant attendue de la remise à l'eau sous la responsabilité de la charmante Popy qui gère le chariot supportant les 12 tonnes du bateau de main de maître. 









Le capitaine est heureux, enfin à l'eau pour quelques mois de navigation.



Cap sur Lipsi pour notre première navigation quelques miles à parcourir vers le nord, malheureusement sans vent, comme ça on vérifie si le moteur fonctionne bien!

Nous retrouvons notre sympathique mouillage de Ormos Kouloura au sud de l’île, malheureusement le restaurant du fond de la baie n'est pas encore ouvert.



Les petites chapelles au bord de l'eau, toujours entretenues avec soin et repeintes à la chaux chaque année


Cap sur l'île plus au nord Arki, en passant par ASPRO ROCK (rocher blanc, Aspro veut dire blanc en Grec, non pas que je maîtrise la langue Grecque mais au restaurant nous commandons toujours de l'aspro crassi (vin blanc).


Cap après le déjeuner sur Arki, une des plus petite île du Dodécanèse avec son petit port très sympathique.
Lîle compte mois de 50 habitants et plus de 1700 chèvres. Rien que le ragoût de chèvre de la taverna Nikolas vaut à lui seul le déplacement.

Le plus grand nombre de bateaux est celui du port miniature où durant les longues soirées d'hiver les quelques îliens façonnent dans du polystyrène de superbes maquettes.












Le lendemain matin cap sur Patmos, une des plus belle île du Dodécanèse, dominée par un monastère fortifié construit en 1080 qui servait à protéger la population des invasions pirates.

Arrivée sur Patmos

Le monastère avec ses murs de 15 m domine la ville

Dur dur de monter toutes ces marches
pour arriver au monastère

 les chats daignent à peine lever la tête à notre passage


La vue est fantastique du haut du village



Vue du port à partir du haut de l'île, au loin tout à gauche Icaria où selon la mythologie Icare en voulant se rapprocher du soleil  perdit la vie, la chaleur fit fondre la cire collant les plumes de ses ailes et il tomba dans les profondeurs de la mer.
Au loin à droite on aperçoit l'île de Samos.
Nous restons plusieurs jours dans l'île, location de scooters et ballades.

Entrainement pour la prochaine course d'ânes
Ballade de l'autre côté de l'île sur la plage de Lampi couverte de galets multicolores.






Le soir nous passons chez Aristide, retraité Grec ayant longtemps vécu en Suisse où il était fromager, il a importé son savoir faire et réalise de sublimes fromages de chèvre qu'il nous fait déguster avec bien sûr un verre de blanc Grec, on ne peut y résister.






Aristide nous propose pour le lendemain soir de préparer un cabri à la broche, nous en rêvions, il l'a fait !!!!

Le lendemain nous continuons notre périple en scoot autour de l'île avec une pensée pour le cabri du soir.


 Au détour d'une route micro chapelle, peut être pour les chèvres?



Le soir venu toute la bande se retrouve chez Aristide, sa maison domine la baie de Grikos au sud de l'île de Patmos, la vue est superbe.



 Chacun son tour à la broche, "Joce, un peu plus vite, soit attentive!!!


La découpe à la main de l'animal fut exécutée par le maître des lieux Aristide, une petite pensée pour Mumu qui aurait pu nous découper la bête de ses mains expertes.

Une bonne nuit de sommeil après ces agapes et cap sur Agathonisi, la plus éloignée du Dodécanèse, c'est un réel plaisir de retrouver cette petite île.


 Nous sommes le seuls bateau au port, il faut faire attention le fond remonte très vite au niveau du quai et nous devons garder une bonne distance



 Le village n'est pas pollué par le tourisme, les vieux du village sont de corvée d'eau.







10.9.15

Septembre 2015 Retour dans le dodécanèse

Nous quittons la charmante petite île de Chalki pour remonter en terre connue, cap sur Tilos.


Arrivée sur Tilos

Tilos

Petite île en dehors des circuits touristiques, aride, seul le petit port de Livadia a un peu d'activité, bien sûr quelques tavernas,  Michalis est  à retenir avec de l'agneau cuit à la broche, un vrai régal vaut à lui seul un stop sur cette île.
L'île abritait il y a plusieurs milliers d'années des éléphants nains, aujourd'hui c'est le royaume des chats.

Désolé je n'ai pas pu prendre les éléphants nains
Anne, je te réserve celui là
Mouillage dans la baie


Cap sur Nysiros l'île volcan, le vent et revenu, nous sommes au prés sous trinquette et marchons entre 7 et 8 nœuds, le parcours est vite avalé.


Nysiros

Ile d'origine volcanique, c'est le plus jeune volcan de la mer Egée, la dernière éruption date de 1988

Nous laissons le bateau dans le petit port de Pali mieux abrité et moins agité que Mandraki  qui déverse des flots de touristes  venus de Kos pour la visite du volcan.

Port de Pali


Location d'un quad pour la visite de l'île (Il est préférable de louer un quad ce qui permet de prendre les chemins de terre, notamment celui qui part du volcan vers Mandraki)

 Petit stop à Nikia, petit village perché sur un éperon rocheux qui domine le volcan.



Bénédiction de la nonne du haut de son clocher
Arrivée au dessus de la caldeira (environ 4km2)

Cratère principal
Joce, attention ne marche pas sur les cristaux jaune!
 Cristaux de soufre formés à la sortie d'évent  fumerolliens, ne pas approcher les mains, la vapeur émise est à plus de 100°


Marmite de boue en ébullition
Un dernier coup d’œil à la caldeira,


 nous poursuivons notre route sur un chemin accidenté vers le monastère de Pallaia abandonné mais en cours de rénovation, sur la terrasse il y a de nombreuses tables en pierre, certainement utilisées par les habitants lors de la célébration du saint où l' aspro crassi (vin blanc) coule à flot en dégustant la chèvre cuite à la broche (on va se renseigner pour être de la fête ce jour là.)



Les cellules monacales sont pour le moins spartiates
Ils se rattrapent avec la nourriture terrestre
Un bon moine est un moine bien portant

Sol de la chapelle
Chapelle, toujours parfaitement entretenue
Nous terminons notre boucle par le village de Mandraki revenu au calme une fois la horde de touristes repartie vers Kos (sur la route nous avons croisé 9 bus de touristes revenant du volcan).


Mandraki




Fin de journée au calme à Mandraki
Nous continuons notre remontée en passant au nord de Kos, le vent est soutenu et nous en profitons pour aller sur Psérimos toute proche de la Turquie. Le mouillage dans le petit port de Ormos Psérimou n'est pas sûr, compte tenu du nombre de bateaux nous serions trop près des autres et si le vent vient à tourner ça risque de toucher , plutôt que de passer une nuit sur le qui vive nous préférons aller mouiller pour la nuit à l'est de l'île devant une plage ouverte mais très bien abritée du vent dominant.
La Turquie étant très proche nous changeons le pavillon de courtoisie et cap sur Turgutreis pour faire valider la sortie de Turquie pour le bateau et son équipage.(normalement nous aurions du le faire avant de rentrer en Grèce).
Nous sommes enfin en règle, enfin pas tout à fait car nous décidons de passer la nuit devant la petite île Turque de Catalada sable blanc et eaux turquoises.



Ça y est on est en règle, nous remontons sur Kalymnos et retrouvons nos églises, il y en a même qui ont fait des appartements en dessous.




Petite halte dans le port de Kalimnos pour refaire les pleins: eau, légumes et fruits frais puis cap sur le mouillage de Palionisos où nous avions en mai trouvé la taverna Kalidonis très sympa.
Le soir pas besoin de mettre l'annexe à l'eau, le patron de la taverna vient nous chercher sur le bateau. La chèvre confite au four est toujours aussi bonne. La grand mère nous fait goûter le fromage qu'elle fait à partir du lait de ses chèvres qui sont en liberté dans la garrigue, un vrai régal, à tel point que nous lui demandons de nous en céder un peu. Encore une adresse à retenir.


Nous remontons sur Samos en passant par nos îles préférées Lipsi, Arki, Agathonisi.

Lipsi, notre resto favori dans la baie de Lera Lipso
agréable remontée au près, cap sur Arki

Le petit port de Arki avec encore quelques places, c'est rare

Les murs de l'île sont couverts d'épineux, remparts contre les chèvres
La mascotte de l'île surveille l'arrivée des plaisanciers
Regarde Yanis, le belge là-bas il a oublié de mettre l'ancre! (histoire vraie)
Changement de décors, Agathonisi, à quelques kilomètres de la  Turquie accueille chaque jour des centaines de migrants, toute la côte est constellée de zodiacs crevés,  gilets de sauvetage et chambres à air abandonnées.

















Nous avons eu une discussion intéressante avec un bénévole anglais sur place depuis 2 mois. La technique des passeurs a évoluée, ils forment un migrant à l'utilisation d'un moteur hors bord et principe de base de navigation pour rejoindre l'île grecque convoitée, lui donne 150€ et le tour est joué (le tarif par migrant pour la traversée est de 1100€, 60 personnes par Zodiac, parfois plusieurs pneumatiques tractés par un seul ayant un moteur)
De l'argent facile pour les passeurs qui n'ont aucune inquiétude à avoir des autorités turques qui ferment les yeux sur ces agissements (Il faut savoir que la côte turque est très urbanisée et il n'y a pas d'endroits suffisamment discrets et accessibles pour la population de migrants parfois âgés et avec des enfants en bas âge qui ne peuvent passer par des endroits escarpés). Lorsque il y a des centaines de personnes qui embarquent ça se voit forcément.)  
Dans le cas où les coast guards Grecs interceptent les bateaux avant qu'ils n'atteignent l'île, les migrants crèvent au couteau un des flotteurs du pneumatique auquel cas les gardes côtes ne peuvent plus les repousser en Turquie et sont tenus de leur porter secours.
En mai et juin quand nous étions dans ces îles il en arrivait tous les jours mais en petit nombre. Une quarantaine de personnes encadrées par les coast guards qui les conduisaient dans leurs locaux. Maintenant ils sont de plus en plus nombreux et les autorités ne peuvent plus faire face, les libèrent une fois les formalités accomplies. les plus riches sont installés aux terrasses de cafés et restaurants, de vrais touristes. les autres se baladant  dans les rues ou se baignent . Population très diversifiée : des syriens, des kurdes, des afghans, des iraniens, des irakiens, des pakistanais, des algériens.
La population grecque ne montre aucune défiance et est accueillante.

Nous sommes resté 2 jours à Agathonisi et c'est plusieurs centaines de migrants qui sont arrivés, la 2ème nuit nous étions au mouillage et ils ont débarqués avant le lever du jour dans une crique à côté de la notre.