25.6.17

Juin 2017 Nord du Dodécanèse

Ca y est, de retour à LEROS,  nous retrouvons notre monture un peu tristounette après les affres de l'hiver, un  gros nettoyage, une nouvelle peinture sous marine, quelques petits travaux et le voici à nouveau fringant, prêt à en découdre pour les 4 mois à courir. Le programme ? pas encore établi, peut être vers le nord si  Môssieur Meltem est gentil avec nous.
La mise à l'eau est toujours un moment d’émotion, la quille va t elle toucher le fond ?


C'est quand même un gros morceau hors de l'eau


 Tout va bien, sous le regard attentif de Popy la patronne du chantier.


 Premièr  envoi de grand voile de la saison, le bateau s’ébroue sous le regard attentif d'un dauphin venu le saluer pour son premier bord.
                                                                 C'est le pied.
 Premier mouillage à moins d'un mile du chantier dans la superbe baie de Bléfouti au nord de Leros salué par une nuit ventée sous un orage qui nous a obligé de remouiller un peu plus loin, les rochers étant vraiment près, ça commence bien pour la première nuit!.
Le lendemain grand ciel bleu, le début de nuit est oublié, cap sur ALINDA sur la côte est de l'île, cet endroit est magnifique


Cap sur Kalymnos au sud pour un tour de chauffe avant d'essayer de monter au nord, (pourquoi aller vers le sud alors que l'on a décidé d'axer la croisière vers les îles du nord, allez comprendre! ça nous faisait plaisir de revoir Kalimnos et la baie de Palionisos à l'est de l'île pour dîner dans notre taverna favorite Kalidonis. Malheureusement toutes ses bouées étaient occupées, nous avons dû prendre celle de la taverna en face nettement moins bonne. 


Au sud de la baie de Palionisos nous découvrons une petite crique abritée  idéale pour le déjeuner et le premier bain dans une eau  turquoise mais un peu fraîche.






Tour de l'île avec arrêt à la capitale pour parfaire l'avitaillement et remontée vers le nord par la côte ouest avec mouillage le soir dans le somptueux cadre de Emborios, nous avons l'impression d’être sur un lac de montagne, la baie est complètement fermée.



Ces montagnes sont le paradis des grimpeurs et font rêver nos amis guides Chamoniards qui pour la majorité s'y sont essayé, pas vrai Fred!.

Petite escale à Leros et cap sur Lipsi vers notre mouillage favori d'Ormos Kouloura


Le capitaine est attentif à la barre, (il faut sourire pour la photo!)


 Nous ne manquons pas d'aller dans l'une des meilleurs taverna de la région DELIAILA, et y déguster le fromage de chèvre de l'île au miel et la menthe fraiche, un vrai délice.





Cap sur Arki un peu plus au nord avec arrêt pêche sur un petit îlot et première cigale pour le repas du soir


Nous retrouvons avec plaisir le petit port de ARKI et son excellente taverna Nicolas qui nous a préparé une succulente kakavia entre bouillabaisse et soupe de poisson.


Vue de la taverna Nicolas

Le petit port des maquettes est toujours là


Nous décidons de monter sur Fournoi, petite île dans le nord entre Icaria et Samos;
15 noeuds de vent, bien sur vent de face , nous tirons des bords, l'arrivée sur Fournoi se fait au moteur sans vent.
Arrivée sur Fournoi



 Superbe crique dominée par une carrière de marbre de l'époque Grèque classique, les colonnes cassées étaient abandonnées sur le sable.


La rue principale de la capitale de l'île


 L'hypermarché de l'île

 Une campagne d’archéologie menée sur l'île par un institut de recherche américain RPM doté de moyens impressionnants (robots plongeurs, logiciels de cartographie couplés satellites ) nous fait découvrir de superbes amphores lors d'une conférence dans la mairie du village)

bateau d'étude archéologique

Lîle de Fournoi recèle la plus forte concentration d'épave de Méditerranée

Découverte en 2015, 2016, 2017

 Épaves répertoriées en Grèce.

Bien sur après l'épisode connaissance du monde nous avons dégusté la langouste de Fournoi, toujours aussi bonne.

16.8.16

Août 2016 retour dans le Dodécanèse

Le meltem semble établi pour pas mal de temps, nous décidons un retour rapide vers le Dodécanèse où le vent sera plus clément, nous envisageons de faire 2 étapes Sérifos Astipalaya et Astipalaya Symi près de la côte Turque où le vent sera plus clément. La plus longue Serifos Astipalaya 100 miles à courir par vent fort mais au portant, c'est à dire vent dans le dos, ce sera plus confortable.


Départ au petit matin, (pour une fois!)

Quelques heures après le départ nous croisons un superbe voilier


25 noeuds de vent, le bateau marche vite 8/9 noeuds tout en étant confortable. Pas question de pêcher, remonter un thon par cette mer serait assez chaud et on ne doit pas traîner si on veut arriver avant la nuit.


Le capitaine doit rester attentif.


Arrivée en fin de journée à Astypalaya, mouillage sous le château où nous retrouvons T4.


Une bonne nuit de sommeil et mouillage un peu plus à l'est de l'île devant une superbe plage avant d'attaquer la 2ème partie de la traversée Astipalaya Tilos,environ 50 miles toujours avec un vent portant de 25 noeuds.


Mouillage devant le port de Tilos, le fond est de très mauvaise tenue, nous nous y reprenons à 3 fois avant que l'ancre ne daigne s'accrocher, c'est la première fois que ça arrive. Ce qui me console c'est que nos amis de  T4 et de K ont le même problème.
Nouvelle étape vers Symi enclavée sous la presqu’île Turque de Datcha où nous serons complètement sorti de la zone du meltem.



Au milieu de la traversée nous distinguons une tache orange au loin, nous faisons route dessus et rapidement à la jumelle nous distinguons un radeau de survie sans aucun signe de vie. Nous nous rapprochons inquiets de ce que nous risquons de trouver.
Arrivés à quelques mètres nous constatons que la tente qui le recouvre est fermée, nous arrimons le radeau au bateau et je saute dedans afin de voir ce qui se passe à l'intérieur.
Ouf!, pas de mauvaises surprises, il semblerait que le radeau soit tombé d'un bateau et se soit gonflé automatiquement. Aucun nom de bateau n'est inscrit dessus, d'après les documents du bord les révisions auraient été faite en Turquie.




Rassurés nous reprenons notre route vers Symi, cap au sud vers la petite baie du monastère de Panormitis dont l'entrée est assez difficile à trouver, seul un vieux moulin sur le côté gauche identifie l'entrée.

Le monastère est toujours aussi impressionnant.


Le moulin vu de l’intérieur de la baie

Nous remontons la côte est et passons par l’impressionnant mouillage de Thesalona où l'année précédente nous avions vu un voilier neuf de 17 m coulé par 30 m de fond.


He! T4 j'ai la priorité, j'arrive à droite, bon ton bateau est plus solide que le mien, je te laisse passer

Nous jetons l'ancre le soir dans le mouillage de Pedi bien plus sur que port de Symi où les salades d'ancres sont inextricables le matin lors du départ des bateaux.




Balade dans Symi où les reines du shopping sont lâchées.


Heureusement que les pieds Nickelés veillent au grain.









 La Turquie n'est pas loin et ses gulets sont toujours là


En route vers notre resto favori pour déguster les spécialités de l'île, bien sur Edouard il y aura aussi les fameuses petites crevettes de Symi (endémiques de la région) que nous avons dégustés à de nombreuses reprises sans vraiment en être lassés. Le menu dégustation avec ses 17 plats se passe très bien et nous reprenons le bus à minuit pour retrouver les bateaux au mouillage de Pédi.
Merci à Manu pour les photos (les plus belles)



Départ après une bonne nuit de sommeil nous appareillons en direction de l'île volcan de Nysiros à l'ouest de Symi .


Les mouillages dans le port sont travers au vent,heureusement que T4 et K déjà sur place nous donnent un sérieux coup de main pour nous amarrer, 15 tonnes il faut les tenir.
Soirée dans l'excellent restaurant Aphrodite sur le port



 Le volcan de Nysiros est le plus jeune volcan en activité de la Grèce, ses roches les plus anciennes ne dépassent pas les 150 000 ans.
Le cratère central de la caldeira a un diamètre de 4 kilomètres.





Mouillage sur la petite île de Gyali où la pierre ponce est encore extraite dans des carrières à ciel ouvert.
C'est vrai que de loin l'île n'est pas engageante, mais il faut y aller car elle réserve des surprises


Les petites plages de l'ouest de l'île sont superbes.
 Sur ces plages de sable, en cherchant bien on peut trouver des yeux de Sainte Lucie qui sont prisées en bijouterie. En fait c'est l'opercule d'un coquillage le Turbo Rugueux





 Les rochers érodées par les tempêtes prennent des formes pour le moins bizarres.