10.6.19

MAI 2019 De Roses à Lèros





Le parcours

La "longue route" plus de 1000 miles à parcourir

Petite sangria de départ avec les copains, fidèles équipiers de choc de Didier
Le capitaine est dubitatif, quelle équipe de bras cassés comme équipiers
Allez, on largue les amarres, cap sur la Grèce, le ciel n'est pas trop engageant.


Notre compagnon de voyage a déjà été attaqué

La mer est belle

Vigilance à la barre, ce n'est pas encore l'été

Sous un ciel couvert, peu engageant nous appareillons pour les Baléares, destination Minorque. Un vent de sud pour commencer, bien sûr en plein dans le nez pour aller à Minorque. Après consultation de la météo  nous décidons de faire route sur le sud Sardaigne, c'est vrai c'est un peu long mais  Isola San Pietro ce n'est pas mal non plus. Avec le vent il faut composer et le programme n'est jamais gravé dans le marbre.
La traversée 40 heures se passe sans problème, pas un poisson au bout de la traîne (si pêcheur devait être notre métier, il y a longtemps que nous aurions mis la clef sous la porte) 

35 heures de traversée et nous voila à Carloforte sur l’île Isola San Pietro, ça fait du bien de mettre le pied à terre. Pas beaucoup de touristes, la ville semble endormie.


chaque demi heure une navette part San Antioco (Sardaigne)pour rejoindre Carloforte

Le bord de mer
Une fois l'équipage requinqué, étude de la météo et bien sûr Eole ne souhaitant pas que nous traînions sur la route mais que nous allions directement dans son pays nous envoie des vent de sud pendant plusieurs jours (Vent de sud normalement ça n'existe pas!) donc, aller en Tunisie en tirant des bords c'est pas top !
Concertation générale et cap à l'est vers la Sicile avec une étape au milieu de la côte sud à Licata, encore 300 miles à courir.

Vent de travers 20/25 nœuds, le cata avance très vite, peu souvent à moins de 10 nœuds avec une pointe à 19,8 nœuds (record à battre)

Verre de rosé posé sur la table, 14 nœuds de vitesse sans en perdre une goutte
C'est ça le cata, on oublie la gite


La mer est belle, les couchers de soleil en mer sont fantastiques, juste le ciel et la mer sur tout l'horizon

Les apéros le soir (spritz on est en Italie) les verres posés sur la table alors que le bateau marche allègrement à 10 nœuds

La petite ville de Licata (Sicile)  en dehors des sentiers touristiques dégage une atmosphère apaisante










Une nuit de repos et cap sur Syracuse dont je garde un souvenir ému tant la ville est belle avec ses palais vénitiens malheureusement peu entretenus, grandeur et décadence, il y règne une atmosphère particulière.

Arrivée dans la baie de Syracuse
Seul au port, au loin un grand yacht







Le marché de Syracuse à lui seul vaut le détour, fromages et charcuteries siciliennes


Le thon à la coupe (et dire que nous n'en avons pas encore pêché un malgré avoir trainé le rapala sur plusieurs centaines de miles, le bateau va certainement trop vite)



Nous nous rattrapons sur les crevettes fraiches de tout type, grosses, petites comme celles de Roses et nous voila prêts à pointer l'étrave sur la côte Grecque, environ 300 miles à courir.

La traversée se déroule sans problème, manque de vent sur les premiers miles puis un petit peu sur la 2ème partie du parcours. La vie s'organise à bord. Comme à la maison, le fait de naviguer à plat nous prenons vite l'habitude des terriens, bouteilles et verres posés sur la table, repas comme à la maison au risque d'oublier que le bateau avance quand même et qu'il faut un peu surveiller ce qui se passe à l’extérieur.

On fait le malin !!!, verre de blanc et toujours le jambon qui commence sérieusement à diminuer, on tourne autour de l'os.

 Lever du jour, la fin de mon quart de nuit (moi qui suis plutôt lève tard, ça ne m'est pas arriver souvent de voir ça et j'en profite pour le montrer, oui,c'est moi qui ai pris la photo)

Passage de relais à Eric, toujours bon pieds bon œil


La Grèce enfin devant nous, la baie de Pylos célèbre par la bataille de Navarin (voir commentaires août 2018)
Petite histoire dans l'histoire (Un neveu de Napoléon partit à 17 ans rejoindre la coalition contre les Turcs et se tua en nettoyant son fusil, mort peu glorieuse.) 

Entrée au petit matin dans la baie de Navarin (Pylos) La passe d'entrée est étroite.


La même passe sous le soleil, c'est plus engageant (photo 2018)

Un singe sorti de la grotte de Nestor

Notre compagnon de voyage Eric nous quitte à Pylos pour rejoindre son fidèle coursier à Léros, l'équipe est un peu triste de le voir quitter le bord, nous continuons à 4 le parcours vers le sud.

L'équipier est fatigué, attention il faut veiller pour éviter les collisions, nous sommes dans un passage fréquenté


Nous continuons notre route jusqu'au sud Péloponnèse pour jeter l'ancre derrière la petite île d'Elafonisos un peu avant le cap Maléas qui ouvre la porte de la mer Egée. Ce cap est aussi craint que le cap Creus et est impossible à passer lorsque le meltem souffle fort.

Passage devant Méthoni, la ville fortifiée

Les bites d'amarrage sont réalisées avec de vieux cannons

Le mouillage aux eaux turquoises d'Elafonisos est impraticable à cause de la mer trop forte, nous allons jeter l'ancre derrière l'île dans des eaux plus calmes.
On voit bien le sens du vent dominant


Dernière partie du voyage, la traversée de la mer Égée.




 Le cap de toutes les tempêtes (Cap Maléas) le point le plus sud du Péloponnèse qui permet d'entrer en mer Egée




Pour marquer le passage du cap sans trop de vent (Merci Éole) nous envoyons le spi


Nous arrivons vite vers notre première île des Cyclades, Milos qui à mon sens est la plus belle. C'est sur cette île que fut découverte la vénus de Milo, (normalement elle aurait du s'appeler venus de Milos, le "s" a été perdu en route), elle fut découverte par un paysan qui labourait son champ, peut être les bras y sont encore?

Version relooké de la vénus de Milo, les bras m'en tombent (bon ça va! c'est vrai elle est facile mais j'avais envie de la faire)


Arrivée sur Milos et entrée du cratère


Petit village de pêcheurs




La femme du pêcheur qui attend son homme, les pieds dans l'eau
Non je ne suis pas en tenue pour plonger, j'admire en face de moi la plage la plus intime que je connaisse


Un paysage typique Cyclades

Surprenantes concrétions 
Nous quittons Milos pour rejoindre Léros en traversant toutes les Cyclades avec un stop d'une nuit sur l'île de Koufounisa  dans les petites Cyclades.
Mouillage Koufounisa, C'est bon, 2m de fond, on peut ancrer
Plus que quelques dizaines de miles et nous arrivons à la maison où nous attend notre monture qu'il va falloir préparer et bichonner avant la mise à l'eau début juin.

Ce voyage d'un mois nous a permis d’apprécier le confort et la vitesse de ce type de catamaran, nous quittons quelques jours le capitaine et son sous officier qui vont enfin seuls pouvoir encore plus apprécier leur jouet, on se retrouve dans une semaine avec nos bateaux respectifs.

A bientôt Doudou, il est beau ton bateau


1 commentaire:

catmar a dit…

Bonjour les jeunes !

Bien belle traversée, comme j'aurais aimé être parmi vous !

Et si le kata est si bien pour garder les verres sur la table, vous allez abandonner Alayaat too ????

Marc B.